Je voudrais à propos de cette mort, faire trois constatations préliminaires :
1/. L'accusation contre Milosevic s'était effondrée, en particulier concernant les massacres à Srebrenica et au Kosovo.
2/. Le président Milosevic était de taille à démasquer l'opération dirigée contre lui par un tribunal illégal, payé par ses ennemis et violant toutes les règles de droit admises par les pays civilisés, ainsi que l'ont démontré les professeurs Drago, Zorgbibe, Decocq et Dana.
3/. Milosevic, par contre, souffrait d'une grave maladie de coeur.
Les juges en ont conclu qu'il fallait ruiner sa santé en lui infligeant de longues audiences et en le privant de soins. Son état de santé justifiait un traitement d'urgence ; le gouvernement russe était prêt à le recevoir dans ses hôpitaux, tout en garantissant son retour à La Haye. Les juges du TPIY l'ont refusé.
Mais Milosevic continuait malgré ses souffrances à montrer la même force d'âme, alors on a décidé de le tuer en lui donnant comme médicament un produit qui ne pouvait qu'aggraver son état. Le fait de l'empoisonnement n'est plus discuté, on en a retrouvé des traces dans son sang.
Les juges, pour couronner leur infamie, prétendent qu'il s'est empoisonné lui-même, mensonge grossier qui ne résiste pas aux questions suivantes :
1/. Milosevic ne pouvant acheter ces médicaments à une pharmacie, qui les lui a fournis ?
2/. Des complices ? Mais comment, alors surveillé comme il était, les gardiens qui fouillaient sa cellule et ses habits tous les jours ne s'en sont-ils pas aperçus ?
3/. Comment concilier cette version avec le fait qu'auparavant le tribunal lui reprochait de ne pas prendre les médicaments qu'il devait prendre, ce qui démontre la surveillance dont il était l'objet.
Mais peut-être s'agissait-il du poison dont, à la fin, il se méfiait.
Conclusion : ce tribunal est non seulement illégal, mais c'est un tribunal d'assassins.
Dans ces conditions, lui livrer d'autres Serbes serait les envoyer sciemment à la mort.