| LE NOUVEAU MUNICH DU KOSOVO |
Par Mary Mostert www.bannerofliberty.com, 23 février 2008 |
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L’Histoire a durement critiqué la décision, en 1938, de Neville Chamberlain de permettre à Adolf Hitler de jeter à la poubelle le traite de paix de Versailles de la Première guerre mondiale, lui donnant la possibilité de prendre le contrôle des frontières de l’Europe et de les modifier, d’abord celles de la France avec la Rhénanie, puis celles de la Tchécoslovaquie et de la Pologne. L’acceptation rapide par le président George W. Bush de la tentative albanaise de changer les frontières de la Serbie sera aussi vue par l’Histoire comme un apaisement qui n’a pas marché.
La Seconde guerre mondiale a en fait commencé quand Adolf Hitler a envoyé 14.500 hommes occuper la Rhénanie le 7 mars 1936, en violation du traité de Versailles qui a mis fin à la Première guerre mondiale et du traité de Locarno, signé en 1925, qui comprenait le “Pacte rhénan” entre l’Allemagne, la France, la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Italie. La clause principale de ce dernier était un accord entre l’Allemagne, la France et la Belgique pour cesser les raids transfrontières, et l’accord de la Grande-Bretagne et de l’Italie pour garantir les frontières dans le cas d’une agression de l’un quelconque des autres Etats.
La clause principale du traité de Locarno était la garantie que les frontières germano-belge et germano-française fixées par le traité de Versailles étaient inviolables et l’engagement que l’Allemagne, la Belgique et la France n’attaqueraient, envahiraient ou feraient la guerre entre elles que dans le cas de “légitime défense”. En termes d’aujourd’hui, le traité essayait de faire ce que les Nations Unies ont fait en Europe après la Seconde guerre mondiale : fixer les frontières pour arrêter les guerres. Hitler a violé ce traité en envahissant la Rhénanie, puis une partie de la France. Ce qui n’a pas empêché le Premier ministre anglais, Stanley Baldwin, d’annoncer, les larmes aux yeux, que la Grande-Bretagne “n’avait pas les ressources nécessaires pour tenir ses engagements du traité” et que, de toute façon, ‘l’opinion publique n’accepterait pas l’usage de la force”.
Ainsi encouragée, la population germanophone de la région des Sudètes en Tchécoslovaquie exigea le droit d’annexer son territoire à l’Allemagne. Le 29 septembre 1938, une conférence se tint à Munich avec Adolf Hitler, Neville Chamberlain, Benito Mussolini et Edouard Daladier. Des représentants de la Russie et de la Tchécoslovaquie ne furent pas invités.
La conférence dura une journée. Chamberlain et Daladier se soumirent rapidement aux exigences d’Hitler. Le traité céda à d’autres puissances trois régions de la Tchécoslovaquie : les Sudètes furent annexés à l’Allemagne, le district de Teschen fut attribué à la Pologne, et une partie de la Slovaquie fut donnée à la Hongrie. A son retour à Londres, Chamberlain dit à ses concitoyens qui l’acclamaient : “La question des relations anglo-germaniques est de première importance pour nos deux pays et pour l’Europe. Nous considérons l’accord signé la nuit dernière comme symbolique de la volonté de nos deux peuples de ne plus jamais se faire la guerre. Nous sommes décidés à ce que la méthode de consultation soit celle adoptée pour résoudre tout autre problème entre nos deux pays, et nous sommes déterminés à continuer nos efforts pour supprimer toute source de divergence et ainsi contribuer à assurer la paix en Europe.”
Puis, levant les yeux de sa déclaration préparée à l’avance, il ajouta : “Mes chers amis, pour la seconde fois de notre histoire, un Premier ministre britannique est revenu d’Allemagne porteur de paix dans l’honneur. Je pense que c’est la paix pour notre époque. Rentrez chez vous et dormez bien.”
Moins d’un an plus tard, le 1er septembre 1939, Hitler attaqua la Pologne sans déclaration de guerre. Le 2 septembre, la Grande-Bretagne et la France déclarèrent la guerre à l’Allemagne et le jour suivant, le 3 septembre, un sous-marin allemand coula le navire de croisière anglais Athena. Un an plus tôt, 97 % des Britanniques étaient opposés à la guerre et, même après l’agression allemande de la Pologne, la plupart des Américains et le Congrès US étaient déterminés à ne pas s’investir dans la guerre en Europe. Cela a changé quand Pearl Harbour a été attaqué le 7 décembre 1941, et que les Américains ont découvert que les accords signés avec des menteurs étaient sans valeur.
Il semble que nous soyons en train de rejouer 1930, dans le cas du Kosovo, avec George W. Bush dans le rôle de Chamberlain. Alors que j’ai soutenu les efforts de Bush d’empêcher les islamo-fascistes du XXIe siècle de prendre le contrôle de l’Afghanistan et de l’Irak, je réalise qu’il a renversé cette politique en soutenant le “vote” illégal des Albanais dans la province serbe du Kosovo.
Non seulement le vote a été une violation de la résolution 1244 de l’ONU, qui réaffirmait “l’intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie, mais aussi beaucoup de votants étaient des étrangers illégaux en provenance d’Albanie, et le nouveau Kosovo sera dirigé par l’ex-terroriste de l’UCK Hashim Thaci.
Il y a seulement deux ans, j’ai écrit un article pour appuyer les réticences de Bush à soutenir des terroristes comme chefs de gouvernements quand il a évoqué la victoire électorale des palestiniens du Hamas. Aujourd’hui, il soutient le rapt d’une terre historique serbe et sa transformation en refuge de terroristes dans l’espoir que cela assurera la paix pour notre époque, tout comme Neville Chamberlain. Ca ne marchera pas.
La nouvelle nation islamique du Kosovo aura comme Premier ministre Hashim Thaci, ex-chef de l’UCK, qui figurait sur la liste des organisations terroristes du Département d’Etat US jusqu’en 1999, quand le président Clinton l’en a supprimé. L’UCK a été financé par le crime et le trafic de drogue. Depuis 1999, malgré la présence des soldats de la KFOR, la plupart des Serbes et des autres groupes – musulmans slaves, juifs, Turcs, Croates et même Albanais fidèles à la Yougoslavie – ont été tués ou expulsés du Kosovo. Des centaines d’églises et monastères orthodoxes serbes ont été vandalisés ou détruits. Depuis que l’indépendance a été proclamée, les foules ne cessent d’acclamer dans les rues l’UCK en albanais.
Le Kosovo est pour la Serbie à peu près ce que la Pennsylvanie est pour les Etats-Unis. Le Kosovo est le berceau de la liberté serbe et le centre de la culture serbe. Il y a des centaines d’édifices et de monuments qui témoignent de cette histoire. Ce qui s’est passé au Kosovo, avec l’aide américaine, ressemble à un groupe important de fondamentalistes musulmans, dont le héros et mentor serait Ossama ben Laden, qui s’installeraient en Pennsylvanie au cours des cinquante années à venir – comme les Albanais l’ont fait au Kosovo au XXe siècle – et qui décideraient par un vote de devenir un Etat indépendant membre des Nations Unies, tout en incendiant les églises chrétiennes, le Hall de l’Indépendance et la Cloche de la liberté, et en expulsant les chrétiens et les juifs pour s’emparer de leurs biens.
Nous avons déjà commencé à entendre d’autres exigences de bénéficier du même “droit” que les Albanais. Des groupes sécessionnistes réclament l’indépendance dans un grand nombre de pays partout dans le monde : en Chine, en Russie, en Espagne, au Canada, au Royaume Uni, en Indonésie, au Mexique et aux Etats-Unis. Mais aux Serbes, on dit qu’ils ne peuvent même pas rester dans leur mère patrie s’ils vivent au Kosovo ou en Bosnie. D’où ce ‘droit” de sécession des Albanais du Kosovo alors que les Serbes n’ont même pas le droit de rester dans leur pays ?
Cette jonglerie de frontières peut-elle aboutir à la guerre ? Oui, sans doute. Et avec les armes et la technologie modernes, le nombre de victimes sera supérieur aux 50 millions qui sont morts lors de la Seconde guerre mondiale.
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