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L’ENGRENAGE |
En politique, un des arguments les plus douteux utilisés par les pragmatiques contre les idéologues est : “Vous combattez l’adversaire de front, nous le rongeons de l’intérieur.” Cela s’appelle “l’entrisme”. Face à une organisation qu’on n’a pas la force d’affronter ouvertement par l’exposé, on considère que la bonne manœuvre est d’en devenir membre et d’y défendre sa différence par l’infiltration. Le défi peu rentable est remplacé par la ruse plus efficace. Le poison est préféré au coup de fusil.
La méthode est alléchante. Elle préserve la conscience des agents doubles, qui affirment rester fidèles à leurs conceptions d’origine, en leur procurant une couverture élargie et des avantages d’une situation moins marginalisée. Elle a été perfectionnée depuis longtemps par les communistes – staliniens et trotskystes – qui ont noyauté pendant des décennies la social-démocratie, les syndicats et un grand nombre de compagnons de route. Elle sert d’alibi aux transfuges de la “gauche”, comme les Besson, Kouchner, Lang, Glucksmann, Gallo et autres, qui prétendent ne pas renier leurs idées en rejoignant la droite. Elle a été illustrée par la conversion au Front national d’Alain Soral, qui a expliqué qu’il adhérait au parti de Le Pen pour y diffuser le marxisme. Elle justifie aujourd’hui, au sommet, la décision de réintégrer l’OTAN prise par Sarkozy, qui prétend mieux défendre, au sein du bras armé de l’Alliance atlantique, les principes d’indépendance et de souveraineté de La France qui avaient poussé de Gaulle à s’en séparer.
Hélas, ces quelques exemples suffisent à montrer à quel point la stratégie du faux nez est un leurre.
A de rares exceptions près, l’“entrisme” – s’il n’est pas l’opération d’un collectif qui maintient son homogénéité sous la forme d’un courant organisé dans le nouvel ensemble – c’est-à-dire s’il est le fait d’un individu ou d’une entité isolée, ne modifie pas la cible.
C’est le contraire qui se produit. L’“entrant”, même bien intentionné au départ, se dilue dans l’“entré”, qui déteint sur lui. Il est assimilé, absorbé. “Il n’a pas changé le monde, c’est le monde qui l’a changé”, dit le dicton. Le poison n’intoxique pas, il est digéré. Pourquoi ? Parce que le contexte fait pression. Par ses principes, ses usages, ses règles. Et parce qu’à force de dissimuler sa conviction pour se fondre dans le milieu, le militant le plus déterminé finit par l’oublier. Ils ont beau clamer leur invariance, les communistes deviennent sociaux-démocrates dans la social-démocratie et les intellos de gauche deviennent conservateurs en rejoignant la réaction. Ce qui veut dire que Sarkozy, même s’il tenait à s’affranchir de la tutelle de Washington (ce qui n’est évidemment pas le cas) et même s’il voulait vraiment faire entendre la voix de la France dans le chœur militaire de l’empire (ce dont on peut légitimement douter), n’aurait aucune chance de le faire. Ce ne sont pas deux postes de responsabilité honorifique qui vont modifier la donne. L’engrenage est inéluctable. Une fois dans l’OTAN, on devient otanien. C‘est-à-dire subalterne. C’est-à-dire enrôlé dans l’ordre américain. |
| Louis DALMAS |
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SEAN PENN RECU EN AMI PAR CHAVEZ ET CASTRO |
| Déjà “oscarisé” une première fois, primé à Cannes et à Venise, l’Américain Sean Penn est une des plus grandes vedettes de l’écran. A la fois producteur, scénariste, réalisateur et interprète, il vient de recevoir pour la seconde fois, à Hollywood, la récompense suprême : l’Oscar du meilleur acteur. Mais derrière la star de cinéma, il y a un homme intelligent et courageux dont les idées sont discrètement passées sous silence par les médias. Nous comblons cette lacune en publiant le récit qu’il fait lui-même de sa récente visite aux présidents Chavez et Castro. |
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LE FEU AUX ANTILLES |
| Pourquoi la Guadeloupe et la Martinique se sont-elles enflammées ? Deux articles décrivent le contexte économique et social des îles, traitées plus comme des colonies que comme des départements, et les conditions de vie qui ont provoqué la colère justifiée de la population. |
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LA PARODIE DE JUSTICE DE LA HAYE CONTINUE |
| Après avoir acquitté les criminels de guerre albanais, le Tribunal pénal international poursuit sa chasse aux Serbes en condamnant cinq ex-généraux yougoslaves à de lourdes peines de prison. |
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LA VÉRITÉ SUR LE TIBET |
| L’interview d’un homme qui connaît bien le Tibet pour y avoir séjourné à de nombreuses reprises, Jean-Paul Desimpelaere, rétablit les faits en ce qui concerne la présence chinoise. |
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LA ROCAMBOLESQUE HISTOIRE D’UN PONT DE VILLAGE |
| Jean-Michel Bérard raconte une mémorable gifle populaire infligée au gouvernement de Bucarest : l’aventure d’un petit village roumain dont les habitants ont construit eux-mêmes, en une journée, le pont détruit que l’Etat tardait à remplacer depuis des années. |
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L’INCONGRU DE L’ART CONTEMPORAIN |
| Le général Pierre-Marie Gallois consacre un chapitre de son nouveau livre à une cinglante critique des nouveaux génies dont les “œuvres” se vendent pour des millions de dollars. |
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L’EXPOSITION DE DESSINS D’ENFANTS DU KOSOVO |
| Deux bons articles dénoncent la honteuse décision d’interdiction prise par la Maire du 17e arrondissement, Brigitte Kuster. Mais surtout l’association “Vérité et Justice” annonce que l’exposition se tiendra fin mai au Centre culturel russe de Paris. (Voir les informations dans les rubriques “News” et “Bloc-notes” de ce site). |
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Et bien sûr, comme d’habitude, les critiques de livres, et la correspondance de nos lecteurs. |
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