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LE TROUPEAU D’AVEUGLES |
Il est fascinant de voir avec quelle régularité nos dirigeants occidentaux ont confectionné eux-mêmes, depuis des lustres, les pièges dans lesquels ils se font prendre.
Bien sûr, on sait que leur asservissement au libéralo-démocratisme de Washington leur a bandé les yeux. Ne voyant rien, ils se laissent passivement guider, depuis des années, vers l’Europe capitaliste américaine et le globalisme évangélisé du nouvel ordre mondial. Un troupeau de moutons à œillères que les chiens du berger étoilé orientent à leur gré, même vers l’abîme.
Tout de même, on s’attendrait à un sursaut. Une lueur. Un moment de lucidité. Mais non, rien. Une servilité tenace qui a entraîné des aveugles dans de néfastes engrenages.
Au mépris de toute évidence. Il était évident que le démembrement de la Yougoslavie allait implanter l’islam en Europe et faire exploser les haines raciales. Foutaises : on a bombardé Belgrade. Il était évident que les agressions de l’Afghanistan et de l’Irak allaient s’engluer dans de nouveaux Vietnams. Balivernes : on a envahi et occupé Kaboul et Bagdad. Il était évident que la création d’un Etat au Kosovo allait ressusciter la Guerre froide et embraser les revendications de minorités dans le monde entier. Vétilles : on a reconnu Pristina.
A chaque fois, l’aveuglement et la décision funeste, suivis de la dégradation annoncée et du désastre prévu.
Avec le cortège habituel de contorsions des commentateurs.
Cette fois-ci, les médias aux ordres ont dénoncé la riposte russe en Géorgie à l’imposture du Kosovo. Avec l’emphase de circonstance. Comment ? On s’introduit dans un pays souverain ? On l’écrase par la force ? On lui impose un accord léonin ? On l’ampute d’un territoire ? Les bons apôtres accusent Poutine de faire à la Géorgie exactement ce que Clinton et Bush – qu’ils applaudissaient à l’époque – ont fait à la Serbie. Mais jadis il était juste d’arracher le Kosovo à Belgrade ; maintenant il est criminel de priver Tbilissi de l’Ossétie. Le grotesque est que les mêmes mots de protestation étaient hier du vil “ultranationalisme” serbe, mais sont aujourd’hui une légitime indignation internationale. De plus, on oublie que la Serbie ne menaçait personne, alors que la Géorgie est devenue un bastion américain dangereux pour Moscou. Et surtout que Saakashvili, l’agent de la CIA qui la dirige, a été le premier à passer à l’attaque, poussant l’ours russe à sortir ses griffes en le mordant au mollet. Peu importe tout ça. Quand on patauge, et qu’on ne sait que servir l’empire de l’argent, on n’en est pas à une incohérence près.
Cela dit, soyons justes. Il faut reconnaître à Sarkozy un opportunisme de caméléon qui rénove un peu notre politique étrangère. Après avoir affiché son conformisme atlantique en copinant avec Bush et Obama, il a fait un léger pas de côté. Réaliste avec la Chine, il n’a pas plongé dans le fleuve financé en dollars des gémissements protibétains. Pragmatique avec la Russie, il n’a pas sangloté sur les malheurs de la Géorgie. Comme quoi des réflexes empiriques et un peu de bon sens valent souvent mieux que l’inertie des valets ou les illusions des moralistes de salon.
Est-ce un réveil ? Un œil qui s’ouvre ? Ou plutôt la manœuvre d’un camelot rusé ? On verra.
Cela dit, les feux allumés ne sont éteints nulle part dans le monde. Les chaos provoqués subsistent. Les guerres déclenchées continuent. L’affrontement des superpuissances se durcit. D’autres incendies menacent. Et l’exception Sarkozy est fragile.
Nos dirigeants – américains et européens – sont faits au moule occidental de l’empire. De la bienfaisante “démocratie” qu’il faut faire avaler à la planète. Et ils ont tellement pris l’habitude de tomber dans les trous qu’ils ont creusés, qu’ils en ont perdu tout jugement et qu’ils ont peu de chances de changer de politique.
Un jour, les trous seront trop profonds pour qu’ils puissent refaire surface. Ils l’auront bien voulu. Tout ce qu’on peut souhaiter ce jour-là, c’est qu’ils soient engloutis dans les bourbiers qu’ils auront eux-mêmes fabriqués. |
| Louis DALMAS |
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RADOVAN KARADZIC PARLE |
| Une remarquable interview du nouveau bouc émissaire du tribunal pénal international de La Haye, réalisée en 1996 par la journaliste italienne Jean Toschi Marazzani Visconti. Les réponses de Karadzic montrent que le président de la Republika Srpska était une tête politique qui analysait la situation avec beaucoup de lucidité. |
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RICHARD HOLBROOKE A LA MÉMOIRE COURTE |
| Le diplomate américain a démenti avoir conclu avec Karadzic un accord selon lequel ce dernier serait assuré de ne pas être poursuivi s’il se retirait de la vie politique. Malheureusement pour lui, des preuves existent que cet accord a été conclu. |
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L’ORGANISATION DE COOPÉRATION DE SHANGAI |
| Une nouvelle alliance regroupant le Kazakhstan, le Tadjikistan, la Kirghizie, la Chine, la Russie et l’Uzbekistan est la riposte de l’Asie à l’impérialisme des Etats-Unis. |
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UN PETIT RAPPEL DE FAITS CONCERNANT LA GÉORGIE |
| L’Occident, inspiré par Washington, s’indigne hypocritement de la prétendue agression de la Géorgie par la Russie. Il est bon de rétablir la vérité en précisant comment et pourquoi la Géorgie a attaqué la première. |
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LE SCANDALEUX ACQUITTEMENT DE NASER ORIC |
| Un des pires criminels de guerre musulmans du conflit dans l’ex-Yougoslavie, a été blanchi et remis en liberté par le simulacre de justice de La Haye. |
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LA PRESSE ROUMAINE ANALYSE LA SITUATION EN GÉORGIE |
| Jean-Michel Bérard décrit les inquiétudes de Bucarest devant une guerre qui s’est déroulée dans son voisinage, et les commentaires qui tracent un tableau différent de celui des médias occidentaux. |
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L’UNMIK IMPLIQUÉE DANS LE TRAFIC D’ORGANES DU KOSOVO |
| Selon des enquêtes du Tribunal serbe pour crimes de guerre, la mission des Nations Unies au Kosovo, dirigée à l’époque par Bernard Kouchner, aurait couvert l’horrible commerce d’organes prélevés sur des prisonniers serbes, révélé dans son livre par la procureure du TPIY, Carla del Ponte. |
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UNE INTERVIEW DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE |
| Vaclav Klaus se félicite du “non” irlandais à la copie remaniée de la constitution européenne. |
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LA RÉVOLUTION SILENCIEUSE DE L’INFORMATION |
| Jean Robin décrit la fin annoncée des médias traditionnels, concurrencés par l’internet et les journaux gratuits. |
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LE DESSINATEUR SINÉ RÉFUTE LES ACCUSATIONS DONT IL EST L’OBJET |
| Le célèbre caricaturiste se défend avec verve d’être antisémite. |
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Et bien sûr, comme d’habitude, les critiques de livres, la revue de presse, la correspondance de nos lecteurs et les bouffonneries de l’actualité dans le Coin des clowns. |
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Le plus petit des
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